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Le Bilan De Compétences : Se Donner Le Temps De Répondre Aux Questions Que L’on Se Pose

Le bilan de compétences : se donner le temps de répondre aux questions que l’on se pose

Depuis quelques années, les bilans de compétences –autrefois réservés aux salariés– séduisent des avocats de plus en plus nombreux, notamment à Paris où l’Ordre des Avocats a conclu un partenariat avec le FIF-PL afin que ces bilans soient pris en charge de manière quasi « automatique » (voir www.fifpl.fr).

Dans un monde en pleine mutation, et dans environnement économique particulièrement difficile, nombreux sont ceux qui se posent des questions sur leur avenir professionnel.

Pour ma part, j’accompagne de nombreux avocats en bilan de compétences et suis donc à même de mesurer l’impact de ce processus pour aider les personnes qui se posent des questions sur leur orientation ou leur exercice professionnel.

Qu’est-ce qu’un bilan de compétences ?

Le bilan de compétences permet à un Avocat de faire le point sur ses compétences, aptitudes et motivations et de définir un projet professionnel ou de formation.

Réalisé par un prestataire extérieur, selon des étapes bien précises, le bilan de compétences est décidé par l’Avocat et peut être pris en charge par le FIF-PL ».

A qui s’adressent les bilans ?

Les Avocats concernés par le bilan de compétences sont très différents. En effet, le bilan de compétences s’adresse aussi bien aux jeunes collaborateurs qui s’interrogent sur leur avenir dans la profession, aux seniors des cabinets qui ne voient pas de débouchés et se demandent comment poursuivre leur métier, aux Avocats installés qui envisagent de quitter la Profession, aux anciens Avoués devenus Avocats et qui se posent des questions sur leur avenir, bref à toute personne qui s’interroge sur son avenir dans la profession, sur son mode d’exercice ou sur ce qu’elle souhaite réellement « faire de sa vie ».

Quand entreprendre un bilan de compétences ?

La réponse pourrait se résumer à dire « quand vous vous posez des questions depuis un certain temps, et que vous avez en quelque sorte l’impression de « tourner en rond ». Les questions que vous vous posez sont le plus souvent les suivantes :

  • « Où en suis-je? » ou « dois-je continuer ce métier? » ou encore « comment faire évoluer mon activité? »
  • Vous avez le sentiment de tourner en rond et de ne pas savoir comment décider de votre avenir
  • Vous en avez « marre » de la Profession, mais vous ne voyez pas vraiment ce que vous pourriez faire d’autre
  • Vous aimeriez changer de vie, mais ne savez pas si c’est possible ou raisonnable
  • Vous avez peur de passer à côté de vos rêves, et vous voulez faire le point
  • Vous pensez quitter la Profession et avez besoin de valider les conditions de cette transition (faisabilité, compétences nécessaires, formation éventuelle, calendrier et étapes, …)
  • Vous êtes entrés dans la Profession il y a peu et avez peur de vous être trompé(e) de métier…
  • Vous voulez tout simplement vous ré-orienter et ne pas limiter vos choix aux fonctions de juristes

Si vous vous posez ces questions, le temps est probablement venu de vous lancer dans un bilan de compétences.

Concrètement, comment ça se passe ?

La démarche comprend trois phases, sous la conduite du prestataire qui vous accompagne.

Une phase préliminaire qui a pour objet de confirmer l’engagement du bénéficiaire dans sa démarche ; définir et analyser la nature de ses besoins ; l’informer des conditions de déroulement du bilan de compétences, ainsi que des méthodes et techniques mises en œuvre.

Une phase d’investigation permettant au bénéficiaire d’analyser ses motivations et intérêts professionnels et personnels ; de se découvrir, d’identifier ses compétences et aptitudes professionnelles et personnelles et, le cas échéant, d’évaluer ses connaissances générales ; de déterminer ses possibilités d’évolution professionnelle.

Une phase de conclusion qui, par la voie d’entretiens personnalisés, permet au bénéficiaire de prendre connaissance des résultats détaillés de la phase d’investigation ; recenser les facteurs susceptibles de favoriser ou non la réalisation d’un projet professionnel et, le cas échéant, d’un projet de formation ; prévoir les principales étapes de la mise en œuvre de ce projet.

Le bilan de compétences se termine par un document de synthèse.

Les principaux outils utilisés

Afin de mener à bien le bilan de compétences, le prestataire utilise un certain nombre d’outils. Si le plus important reste évidemment la maïeutique (l’art du questionnement hérité de Socrate), il n’est pas le seul. Ainsi, on recourt également à des inventaires de personnalité variés qui permettent à la personne qui suit son bilan de compétences de se découvrir, mieux se comprendre, et ainsi mettre en place un projet adapté à sa personnalité.

Le bilan de compétences fait également appel à d’autres outils comme « les 12 points », le SWOT, le « carré des allergies », etc.

Concrètement, il en sort quoi à la fin?

Voici quelques exemples de projets à l’issue du bilan de compétences : Séverine est restée avocate et a changé de cabinet ; Emilie s’est lancée dans une activité manuelle qu’elle pratiquait depuis son enfance, en mettant en place des étapes lui permettant de continuer à subvenir aux besoins de sa famille ; Luc est devenu juriste d’entreprise, Gilles est devenu coach ; Marie est devenue juriste dans un grand groupe parapublic pour avoir du temps pour suivre une formation de psychanalyste, tout en continuant à gagner sa vie ; Julie a quitté sa collaboration et s’est installée.

Tous ces exemples montrent la variété des situations rencontrées. Tous témoignent aussi de la satisfaction que connaissent les personnes en fin de bilan d’avoir répondu à leurs questions et d’avoir ainsi enfin pu avancer.

Quand on sait que le FIF-PL finance la plus grosse part du bilan, on comprend que ce soit un élément décisif pour se lancer (enfin) dans la démarche…

William Cargill

William Cargill

Executive coach certifié

Ancien avocat au Barreau de Paris
Médiation

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